jeudi 4 février 2010

Europe Ecologie à Montauban

Ambiance à l'Américaine hier à la salle des fêtes du marché gare, pour le premier meeting national en Midi-Pyrénées de Daniel Cohn Bendit, Cécile Duflot, José Bové, Sandrine Bélier et Jean-Paul Besset, venus soutenir Gérard Onesta, tête de liste d'Europe Écologie, pour les élections régionales en Midi-Pyrénées.

Un retour aux sources pour Daniel Cohn Bendit, natif de Montauban, ovationné par les militants, dès son arrivée. « C'est aussi dans le Tarn-et-Garonne qu'ont eu lieu les premières réunions d'Europe Écologie » a rappelé Catherine Grèze, députée européenne. Tout un symbole !

Devant près d'un millier de personnes, les candidats (es) régionaux de Midi-Pyrénées et d'ailleurs et les députés européens ont tour à tour expliqué leur engagement sans faille à leur idéal écologiste.

Né de la volonté de fédérer leurs forces et leurs actions, le tandem José Bové et Daniel Cohn Bendit ont fait passer hier soir leur message dans une ambiance bon enfant.

L'occasion de rappeler les axes forts de leur engagement.

Lire l'interview de Daniel Cohn-Bendit - cliquez ici -

dimanche 10 janvier 2010

L'affaire Tisséo n'a qu'un sens politique à trois mois des élections régionales


Un Vert à la tête des transports de la Ville rose. Stéphane Coppey avait été élu en avril 2008, à l'unanimité, président du syndicat intercommunal de l'agglomération (SMTC). Seul le Grand Lille avait osé nommer un écologiste à sa tête. L'élu municipal de Balma était le seul élu Vert pilote des transports urbains d'une grande agglomération de l'Hexagone... avant d'être évincé du Conseil syndical de Tisséo!
Je crois que nous sommes témoins de ce que peut être l'aveuglement du pouvoir, qui conduit à ne fonctionner qu'en petit cercle, sans faire confiance aux autres. Pierre Cohen veut décider de tout [...] un élu de la majorité PS-PC-PRG
La majorité PS-PCF-PRG du conseil du Grand Toulouse (CUGT), rejointe par quelques élus UMP, a décidé contre l'avis des Verts (72 voix contre 18) une nouvelle élection des 10 représentants de la CUGT au conseil syndical de Tisséo, bien que M. Coppey et un autre représentant écologiste ne soient pas démissionnaires. Les élus écologistes ont quitté la salle, dénonçant cette opération "injuste et illégale".
"Je vais déposer un recours devant le tribunal administratif, je reste président jusqu'à nouvel ordre, cette opération n'a qu'un sens politique à trois mois des élections régionales", a déclaré Stéphane Coppey. Actualités sur http://www.objectifnews.com/node/1175

Stéphane Coppey est né à Dunkerque le 12 août 1962. Fils de syndicaliste, cet ingénieur a fait toute sa carrière professionnelle dans les transports pour Alcatel en région parisienne, puis, dans le Grand Toulouse, chez Egis et à la SNCF. Ce ch'ti devenu Toulousain en 1990, militant de Greenpeace, WWF ou Amnesty puis chez les Verts devient élu municipal puis adjoint au maire de Balma. Il a initié les zones 30 et le bus en site propre secteur Est à Balma, et le cadencement des trains Toulouse-Colomiers-Auch pour la SNCF.

mercredi 6 janvier 2010

Revel. Une « révolution industrielle » misant sur les produits bio


Pas de sinistrose ni de pessimisme dans les propos du sénateur maire, Alain Chatillon, lors de la présentation des vœux à la population, ce lundi, en fin de journée, à la salle polyvalente. Si du côté des investissements de la commune, 2010 sera synonyme « d'année budgétaire de transition », la municipalité entend ne pas faire de pause sur le plan du développement économique et de l'emploi.

« Cette année nous espérons la sortie de la crise financière mondiale dont on a ressenti quelques signes de frémissement fin 2009. Cette crise aura au moins eu le mérite de nous faire prendre conscience qu'il fallait sortir du système financier actuel pour engager une véritable révolution industrielle et financière », expliquait Alain Chatillon. « Ce qui pénalise la compétitivité des entreprises françaises c'est le poids de la dette de la France. Elle représentait 20 % du PIB en 1980 et 77 % du PIB aujourd'hui, soit près de 27 000€ par foyer fiscal à rembourser». Pour endiguer cette faillite le sénateur maire remet au goût du jour la proposition de « taxe Taubine » suggérée en 1972 par le prix Nobel d'économie, James Tobin. Alain Chatillon explique qu'en taxant de seulement 0, 1 % les opérations financières réalisées en France, on viendrait à bout de la vertigineuse dette en 16 ans. « La France seule ne peut pas prendre une telle décision. Elle doit être prise au niveau mondial », ajoute-t-il.

En attendant cette révolution financière, le sénateur maire entend faire à Revel, la révolution industrielle en misant sur les produits verts.

une troisième entreprise dans la bio valley

« Nous devons répondre aux nouveaux besoins des consommateurs tout en créant des emplois nouveaux dans les secteurs bio et pas que dans l'agroalimentaire ». Après les Labo Serval (cosmétiques bio) et « Le bonheur est dans le pot » (conserves de légumes bio), Alain Chatillon annonçait l'arrivée d'une troisième entreprise d'ici deux ou trois mois. Par ailleurs, le sénateur maire n'en oubliait pas les autres secteurs d'activités. « Nous poursuivrons notre appui au petit commerce de proximité qui est la force de notre cité. Nous pensons aussi à nos artisans avec qui nous organiserons un grand salon à l'automne ». Alain Chatillon clôturait ses vœux aux Revélois en reprenant en note d'espoir, la phrase de Talairan : « Il n'est qu'habileté dans la hardiesse ».

La Dépêche du Midi

dimanche 3 janvier 2010

Assemblée Générale Philajeune


L'Assemblée Générale de Philajeune a eu lieu le dimanche 3 janvier 2010 au matin à la Salle des Cordeliers à Auch. Elle a décidé de l'organisation de la Fête du Timbre à Castera Verduzan les 27 et 28 février prochains sur "le thème de l'eau" - salle d'exposition du Casino et de sa 11ème participation a la BD d'Eauze le 1er août.
David DARNAUDE a été proposé comme Président d'Honneur de l'association pour son activité régionale numismate.

jeudi 31 décembre 2009

Meilleurs voeux écologistes pour 2010

lundi 28 décembre 2009

La volée de bois Vert contre Cohen va-t-elle atteindre Malvy ?

L'éviction par Pierre Cohen du Vert Stéphane Coppey de la présidence de Tisséo, le syndicat gestionnaire des transports publics de l’agglomération toulousaine, (lire Libé Toulouse du 22/12/2009) compromet-elle la fusion des listes écologistes et socialistes aux régionales ?
"Sûr que ça va peser lourd dans la décision de nos militants entre les deux tours", prédit Gérard Onesta, tête de liste d'Europe Écologie en Midi-Pyrénées. Entretien.

Libé Toulouse : "L'affaire Tisséo" va-t-elle avoir des répercutions sur les régionales ?

Gérard Onesta : C'est un signal désastreux envoyé à celles et ceux qui espéraient que le PS pouvait encore changer. Car sur fond de leurs luttes internes, il y a là une triple rupture d'engagement de la part des socialistes : d'abord envers les citoyens qui voient désormais s'éloigner le plan de déplacement urbain ambitieux pourtant promis - ensuite envers leurs partenaires qu'ils n'arrivent à concevoir qu'en termes de supplétifs électoraux - enfin envers eux-mêmes, car en confisquant tous les pouvoirs Pierre Cohen méprise les militants socialistes qui viennent de voter contre tout cumul de mandat ! Dire que tout cela rend le PS appétissant à nos yeux serait mentir… Pour tout dire, on s'y attendait un jour ou l'autre, car à peine élu à la Mairie, Pierre Cohen avait remis en cause les accords passés avec les Verts quant à leur présence au Grand Toulouse. Mais nous pensions que la période pré-électorale allait calmer son envie d'accaparer Tisséo en plus de la Mairie, de la députation, du Grand Toulouse et du Cancéropôle. Les messages de sa Fédération comme ceux de la Rue Solférino étaient clairs : pas touche aux écolos qui ont plus que jamais la confiance populaire ! Nous nous sommes trompés, la boulimie de pouvoir a été la plus forte. À moins que ce coup de pied de l'âne dans les relations socialo-écologistes ne vise d'abord à déstabiliser Malvy dont il est de notoriété publique que Cohen veut entraver la réélection à la tête du Conseil Régional...

Comment voyez-vous dès lors les accords entre écologistes et PS pour les régionales ?

Gérard Onesta : C’est une équation à plusieurs inconnues. Personne n'a oublié que le PS de Midi-Pyrénées aux dernières régionales - fait unique en France - a refusé de s'enrichir du projet des écologistes en leur barrant l'accès au Conseil régional. Que pèsera alors au moment du choix l'absence de conscience "verte" dans le projet socialiste local ? Il faudra aussi estimer si l'accès quasi "institutionnel" - au point qu'il en est parfois comique - qu'aura eu le PS à un grand média régional appartenant à un de ces alliés n'a pas été déloyal au-delà de toute mesure. Mais ce que nous considérons aujourd'hui comme le plus choquant, c'est le refus affiché par Martin Malvy de la moindre confrontation d'idées durant la campagne. Nous trouvons absolument malsain ce refus de débattre publiquement, sereinement, de points programmatiques précis entre partenaires potentiels. Cette dérobade est terriblement révélatrice de pratiques politiques faites d'ombre, de combinaisons d'appareils et de partage du gâteau. Finalement "l'affaire Tisséo" n'est peut-être qu'une illustration de ces comportements affligeants que nous espérions tant voir appartenir au passé.

Qu'attendez-vous du PS pour apaiser les tensions ?

Gérard Onesta : Il faudrait que le parti socialiste rompe avec ses vieux démons. Ainsi le silence de l'appareil PS face au coup de force de Pierre Cohen est incompréhensible, quant à celui de Martin Malvy, il est assourdissant. La façon dont les socialistes entendent mener la campagne régionale est tout aussi alarmante, tant elle en dit long sur leur incapacité à se renouveler. Au soir du premier tour, quand les militants écologistes seront amenés à se prononcer sur "la suite", l'estime réciproque que Martin Malvy et moi avons su jusqu'ici tisser entre nous sera de peu d'importance si les choses n'évoluent pas…

Propos recueillis par Jean-Manuel Escarnot

dimanche 20 décembre 2009

Copenhague "en négatif"

Difficile de cacher un profond sentiment de déception. Difficile de ne pas éprouver l'impression d'un échec aux conséquences graves pour ce qui devait être au cœur de la conférence de l'ONU réunie depuis deux semaines à Copenhague, et qui s'est achevée le samedi 19 décembre: la lutte contre le réchauffement climatique – rien de moins, en somme, que la préservation de l'état de la planète pour les générations futures.

Mais telle est bien la réaction dominante en Europe – celle d'un ratage pour les pessimistes, d'un demi-ratage pour les optimistes –, alors que les quelque 192 pays réunis à Copenhague devaient encore recevoir, en assemblée plénière, un texte a minima concocté par une vingtaine d'entre eux.

Le diagnostic est vite établi. En négatif. Ce texte ne reprend pas l'objectif global, que s'était fixé la conférence, d'une réduction des émissions de gaz à effet de serre, jugées responsables du réchauffement, de 50% d'ici à 2050, par rapport à leur niveau de 1990. De l'avis majoritaire des experts, seul ce niveau de baisse des émissions de CO2 serait en mesure de maintenir en deçà de 2% le réchauffement de la planète d'ici à 2050. Or, au-delà de 2%, les conséquences risquent d'être dévastatrices…

Le texte se borne à enregistrer l'engagement individuel des Etats à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. On est dans la bonne volonté et la déclaration d'intention, pas dans un document précis et contraignant. Le texte ne reprend d'ailleurs pas l'idée d'une organisation mondiale de l'environnement chargée d'assurer un minimum de contrôle des dégagements de CO2.

Que s'est-il passé? L'Europe défendait des objectifs ambitieux qu'elle n'a pas su, pas pu, faire partager. Elle a été marginalisée face à une coalition qui témoigne de la répartition du pouvoir politique dans le monde d'aujourd'hui: les Etats-Unis, la Chine, l'Inde, le Brésil et l'Afrique du Sud. La Chine est au cœur de l'échec de Copenhague. Pour des raisons de compétitivité économique, Pékin ne veut pas imposer à ses industriels des normes environnementales trop restrictives. Mais, beaucoup plus encore, la Chine ne supporte pas l'idée d'un contrôle international chez elle.

Dans le monde d'aujourd'hui, sur des questions de l'ampleur de celles du climat, s'il n'y a pas au préalable un accord entre la Chine et les Etats-Unis – le fameux G2 –, il ne se passe pas grand-chose. Et encore moins s'il faut décider à 192, procédure onusienne inapplicable et totalement inadaptée, comme l'a montré l'étonnante foire d'empoigne qui vient de s'achever à Copenhague.

Le Monde