dimanche 6 décembre 2009
Nous préférons quand même l'original (Europe Ecologie) à la copie (les bobos socialistes)!
Depuis une quinzaine de jours, Philippe Martin, député du Gers, est secrétaire national adjoint du PS, chargé de l'environnement. À ce titre, aux côtés de Laurence Rossignol, vice-présidente de la région Picardie, le Gersois devient l'animateur des dossiers environnementaux, au plus près de la « patronne », Martine Aubry. [...]
Y'a pas que les Verts
« Vous savez, poursuit le député, la crise écologique et la crise économique ont les mêmes sources. Dans les deux cas, on vit au-dessus de nos moyens. Aujourd'hui, on vit au-dessus des moyens de la planète. » [...] « Nous voulons rappeler que les socialistes ne sont pas absents du débat environnemental. » En filigrane : y'a pas que les Verts ! « Nous, nous faisons de l'écologie qui doit être socialement compatible », ponctue le député.
vendredi 4 décembre 2009
Europe Ecologie sur le podium veut la 1ère place en Midi-Pyrénées
La région d'abord d'abord. Il fallait en effet s'y attendre. Les élections régionales, qui se dérouleront les dimanches 14 et 21 mars prochains, revêtent essentiellement des enjeux... régionaux.

[...] dans le droit fil du succès obtenu lors des européennes, Europe-Ecologie, emmené par l'ancien député européen Gérard Onesta, s'affirme clairement comme la troisième composante politique de Midi-Pyrénées et marque son territoire dans une proportion jamais atteinte lors d'une élection régionale.
[...] En outre, il rassemble à gauche et n'effraie pas la droite, ce qui n'est pas fréquent pour un président de Région. Il apparaît d'ailleurs comme le plus compétent des candidats sur tous les dossiers, hormis celui de l'écologie où il est devancé par Gérard Onesta (Les Verts). La dépêche du Midi
jeudi 3 décembre 2009
Quand l'énergie s'enrichit derrière notre dos...
Avec 15000 kilomètres de lignes pour 180000 habitants, on comprend aisément le poids que représente sur les finances publiques la gestion du réseau électrique du Gers. Ceci explique sans doute aussi que près de six cents élus se soient déplacés pour assister à la réunion provoquée à Auch par le syndicat départemental d'électrification du Gers (SDEG). Dans un département aussi vaste et peu peuplé, l'électricité coûte cher. En 2008, le syndicat a dépensé 16 millions d'euros en travaux d'investissement sur le réseau. Alors que la population augmente, il faut s'attendre à devoir continuer d'investir. Au cours de cette réunion présidée par Alain Duffourg, il fut souvent question d'argent. À propos des suites de la tempête Klaus, à propos des relations avec ErDF (le syndicat espère obtenir une rallonge du contrat de concession passé avec l'opérateur pour 30 ans ce qui lui rapporterait 300 000 € supplémentaires), à propos enfin des économies que les élus pourraient faire réaliser au syndicat (et par la même occasion à leurs budgets de fonctionnement) en gérant au plus près leur consommation d'électricité. Invité à répondre aux questions sur les énergies renouvelables, Daniel Belon, délégué au développement durable de la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) a fait reculer quelques idées reçues sur ce que les élus peuvent attendre des bienfaits du solaire ou de l'éolien. « Les communes ont beaucoup de patrimoine à gérer explique Jean-Michel Walcker, directeur du SDEG. Mardi soir, démonstration a été faite que pour une collectivité, il est plus rentable d'investir dans les économies d'énergie (isolation, minuteries, réduction des temps d'éclairage publics, etc) que dans la production d'énergie verte. Une deuxième idée, plus novatrice a été évoquée : en aidant les particuliers à mieux s'isoler, on peut aussi économiser sur le réseau en évitant des travaux de renforcement ou de rénovation des lignes souvent fort coûteux. » L'enjeu n'est pas qu'environnemental : une bonne gestion de la consommation peut permettre d'aider plus de communes à réaliser des travaux d'esthétique des réseaux (17 % des travaux du syndicat en 2008). La Dépêche du MidiL'Etat a opté pour la candidature d'Alstom et Schneider dans le cadre de la vente de la division Transmission et Distribution (T&D) du groupe nucléaire Areva. Cette cession se fera pour la somme de 4,090 milliards d'euros. Areva T&D, qui fournit des systèmes et services destinés à la transmission et la distribution d'électricité, emploie près de 31 000 personnes – dont 5 500 en France – des 75 000 employés d'Areva et réalise 40 % des ventes du groupe (5,065 milliards d'euros – et un résultat opérationnel de 560 millions).
C'est donc l'offre tricolore, donnée favorite depuis le début de l'appel d'offres, qui l'a emporté sans surprise. Dans un communiqué publié lundi soir, le ministère de l'économie s'est félicité d'une procédure qualifiée d'"ouverte et transparente", qui "a permis de disposer de trois offres fermes de très grande qualité".
Selon Les Echos, le japonais Toshiba, "dont l'offre financière était supérieure", envisage pourtant d'ores et déjà "de déposer un recours auprès du Conseil d'Etat". Les offres étaient "voisines" et proches de 4 milliards d'euros, a précisé Areva dans son communiqué. Le groupe nucléaire avait acheté T&D à Alstom en 2004 pour quelque 900 millions d'euros. "La cession effective d'Areva T&D devrait ainsi intervenir en 2010", indique le ministère de l'économie.
L'offre de reprise d'Alstom et Schneider était la plus critiquée par les syndicats et le management d'Areva T&D, qui craignaient les conséquences économiques et sociales du démantèlement de leur division. Les deux groupes industriels ont en effet prévu de se partager T&D, Alstom récupérant les activités haute tension et Schneider la moyenne tension. Dans un courrier adressé aux dirigeants d'Areva début novembre, 41 cadres dirigeants d'Areva T&D estimaient qu'une cession aux deux français "conduirait à une perte de marché, et au risque de cessions d'actifs ou de restructurations de sites industriels". Les syndicats craignaient que des sites industriels de T&D ne fassent doublon avec des sites de Schneider Electric, obligeant ce dernier à procéder à des licenciements.
Le ministère de l'économie souligne au contraire que l'offre des deux français est "apparue la mieux-disante" au regard du "respect des intérêts patrimoniaux d'Areva" et du "développement de l'outil industriel et de l'emploi". Selon le communiqué d'Areva, l'offre tricolore "contient un engagement de maintien de tous les sites européens pendant trois ans". Le Monde
Nos élus manquent-ils d'audace? Ils croient encore à la RN (c'est dépassé!) et leur vision de la grande vitesse est désuète
La ligne à grande vitesse (LGV), qui doit placer Bordeaux à 2 heures et Toulouse à 3 heures de Paris, apparaît, de plus en plus, comme un véritable enjeu du développement économique régional. Soucieuse de ne pas rater cette opportunité de désenclavement, la chambre de commerce et d’industrie du Gers a fait le choix, en juillet dernier, de l’engagement en adhérant à l’association « TGV Sud-Ouest », créée à l’initiative de Martin Malvy [75 ans], Pierre Izard [75 ans] et Pierre Cohen [maire de Toulouse avec le soutien des Verts] pour défendre le dossier de l’arrivée du TGV en Midi-Pyrénées.
Pour le Gers, le déploiement d’un maillage LGV aux abords du département, au nord avec la liaison Bordeaux-Toulouse et à l’ouest avec le tronçon Bordeaux-Mont-de-Marsan est une occasion inespérée. Dans ce contexte, le positionnement de la gare d’Agen revêt un caractère primordial : « Il est fondamental pour le développement économique du Gers, et de son chef-lieu Auch, estime Michel Doligé, président de la CCI du Gers. Cet axe nord-sud, intercalé entre les deux grandes métropoles du Sud Ouest, ouvrirait, avec une connexion LGV à Agen, de nombreuses possibilités pour le développement économique et touristique du Gers ».
La chambre consulaire milite pour un positionnement au sud de l’agglomération agenaise sur la rive gauche de la Garonne, à proximité de l’échangeur RN 21/A 62 : « Ce choix permettrait de voir le projet de mise à 2x2 voies de la RN 21 se concrétiser, argumente-t-il. On voit bien, à Albi par exemple, l’efficacité en termes d’industrialisation, de ce type d’infrastructures qui permet de connecter entre elles des villes moyennes ».
Une perspective que les élus appellent également de leurs vœux : « Notre territoire dispose déjà d’un positionnement stratégique de manière naturelle, considère Franck Montaugé, maire d’Auch qui rappelle que la communauté du Grand Auch contribue au financement de la LGV. Si nous pouvions bénéficier de ces infrastructures, cela constituerait un plus indéniable pour notre développement économique en nous rendant plus attractif pour les entreprises ».
Philippe Martin, député et président du Conseil Général du Gers, abonde dans le même sens : « Nous avons participé au projet de la ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse pour 8 millions d'euros alors que pas un mètre de rail ne passe dans notre département, fait-il remarquer. Nous attendons, effectivement, qu'en contrepartie la gare soit le plus proche possible du Gers. Par la suite, il faudra une gare LGV à Mont-de-Marsan et Montauban. »
Deux sites sont donc souhaités, en rive gauche, par les élus gersois. Si celui de Layrac, à proximité de l’échangeur RN21/A62 a leurs faveurs, le choix pourrait cependant se porter sur celui de Sainte Colombe en Brulhois. Pour Michel Doligé, le plus important reste que ce soit le sud de l’agglomération qui accueille la future gare : « Tout le monde est d’accord pour qu’elle soit construite au sud d’Agen, conclut-il. J’ai donc bon espoir que ce soit effectivement le cas ». La décision devrait être prise au début de l’année prochaine par le réseau ferré de France (RFF).
dimanche 29 novembre 2009
La Confrèrie des Moutons au coeur la nuit des peñas
La nuit des peñas, que beaucoup de festayres attendaient avec impatience, tous les ans en novembre, s'est toujours très bien passée. Au point que, victime de son succès, elle était un peu à l'étroit dans le petit village de Duran. Les organisateurs ont donc frappé à la porte de la grande ville voisine : Auch! Les portes de la maison de Gascogne se sont grandes ouvertes ... effervescence des rencontres entre le match de Rugby et les excellents groupes de musique : l'occitanie s'est donnée rendez-vous notamment sous les airs gascons, basques et castillans. La Confrérie des Moutons a pris place au coeur même de la fête et a intronisé trois nouveaux membres, garants de l'identité de la Confrérie. Bienvenue à Magalie Pissenlit, Mathilde Salami et Imanole la Fête est plus folle! L'affluence record garantit une édition 2010 encore plus ambitieuse car même l'ancienne Halle aux Grains a été trop petite pour cet évènement fédérateur.samedi 28 novembre 2009
Le Point "Les 3 défis d'Auch"
Impulsion. La transformation de la RN 124 en 4-voies [...] Réticences. A l'horizon 2020, la CCI voudrait renforcer ce pôle situé au nord de la ville en favorisant l'implantation soit de très petites entreprises sous le label Soho Solo (Small Office, Home Office), soit des indépendants qui travaillent à domicile. "On dit que le Gers est la Toscane française, et beaucoup de PME se sont installées en Toscane, dit le sénateur Aymeri de Montesquiou. Même dans un village de 50 habitants, aujourd'hui, on peut communiquer avec Los Angeles et Osaka."
Malgré tous ces efforts, certains doutent : "J'ai peur qu'il ne soit trop tard, souffle le chef de file de l'opposition municipale d'Auch, l'UMP Pierre Tabarin. Dès qu'ils ont le bac, les jeunes s'en vont." De son côté, l'écologiste Alexis Boudaud se montre peu convaincu par l'intérêt économique d'un investissement colossal "pour ne gagner au total que cinq à dix minutes sur le trajet en direction de Toulouse". Argument que le président de la CCI récuse de manière catégorique : "L'autoroute entre Toulouse et Albi n'a pas fait gagner beaucoup de temps. Mais des dizaines d'entreprises se sont implantées!" [...]
EAU POTABLE Un dossier qui fait "pschitt"
Qui gérera l'assainissement, la production et la distribution d'eau potable? La question se pose à deux ans de la renégociation du contrat, qui arrive à échéance en 2011. " On ne s'interdit rien", avance le maire, convaincu que "l'on peut arriver à des coûts moindres à qualité équivalente". En réalité, poussé par une certaine franche de son électorat, notamment les alternatifs avec leur chef de file en 2008, Jean Falco, et les écologistes - emmenés par Alexis Boudaud -, l'édile envisagerait une remunicipalisation partielle ou totale du service [...] "De toute façon, glisse un fin connaissueur du secteur, les élus s'agitent beaucoup quand les renégociations approchent. Mais finalement ces contrats sont reconduits dans 97% des cas." Comme disait Shakespeare : "Much ado about nothing." Une expression que l'on pourrait traduire en gascon : tempête dans un verre d'eau.
Extraits du 26 novembre 2009 sur Le Point par Mathieu Noli


